Le panorama depuis le sommet du Donon, dans la vallée de la Bruche

La vallée de la Bruche sans voiture

La vallée de Bruche, c’est une histoire d’envies, de premières fois, d’un papa et de son fils qui veulent voyager, découvrir, essayer, pédaler, explorer. C’est aussi une opportunité : celle de tester un concept estival. Et un défi : ne pas utiliser du tout de voiture, en se servant uniquement de nos jambes, de nos vélos et des transports locaux. Cette histoire, ces envies, cette opportunité et ce défi, c’est ce qui compose ce voyage #NoRushInBruche : une odyssée au voyage lent, un retour au local, à la proximité, un hommage aux déplacements courts, un hymne à la vie, à la douceur et, par-dessus, tout ce doux parfum que nous connaissons tous, celui de la liberté ! Alors, venez donc avec nous, en-haut de cette montagne où trône un temple-musée, au détour de cette halle où se tient un marché des producteurs, en ce Mémorial, en ces villages et sur ces routes. Nous sommes en Alsace, nous sommes dans le Bas-Rhin, nous sommes dans la Vallée de la Bruche !

La Vallée de la Bruche sans voiture

Pourquoi #NoRushInBruche ? Et puis d’abord, c’est où la Vallée de la Bruche ? On y va comment, on y fait quoi ? Parce que toutes ces questions sont légitimes et appellent forcément des réponses, commençons donc par poser le cadre de notre voyage !

C’est où, la Vallée de la Bruche ?

Prenez la France, délicatement. Allez vers l’est, jusqu’à arriver à Strasbourg. Vous y êtes ? Nous sommes dans la région Grand Est, composées de feu les régions Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne. Laissez donc de côté les deux dernières et approchez-vous un peu pour regarder de plus près. Vous allez trouver deux départements qui composaient ladite région : le Haut-Rhin et le Bas-Rhin. Scrutez maintenant attentivement le Bas-Rhin et concentrez votre attention sur le secteur sud-ouest du département, : c’est ici que se trouve la Vallée de la Bruche, dont l’entrée se trouve peu ou prou à Niederhaslach et la sortie à Saâles !

On y va comment dans la Vallée de la Bruche ?

Très facilement ! Non, sans rire, la Vallée de la Bruche est super bien desservie par le train (et en même temps, ça aide d’avoir une ligne qui traverse sa vallée dans toute sa longueur, avec les arrêts idoines). Donc, en gros, depuis Amiens, une heure de TER pour aller à Paris suivie de deux heures de OuiGo pour Strasbourg et cinquante minutes de TER jusqu’à Schirmek. Ce qui veut dire qu’en partant le matin, on peut se retrouver à randonner dès le début d’après-midi dans les vertes forêts du Bas-Rhin !

Les sites à garder de côté

Pas de mystères : la page officielle de la Vallée de la Bruche, Ouigo, TER Grand Est et Trainline (que je préfère de très loin à SNCF Connect). Notez qu’on trouve des tarifs assez bas en s’y prenant tôt, notamment sur le trajet entre Strasbourg et Schirmeck, par exemple (10€ à deux, par exemple, un adulte et un enfant).

Et on se déplace comment dans la Vallée de la Bruche ?

A pieds, en vélo, en VAE, en TER : dans le cadre de ce voyage, nous avons privilégié uniquement les déplacements doux et, honnêtement, aucun souci du tout.

Ici, on se déplace doucement, on s’arrête au gré des rencontres, des tours et détours. On randonne selon les signaux du Club Vosgien, on choisit son chemin au gré des panneaux, on pousse les portes des musées et on prend une glace à la première terrasse venue. Bref, dans la Vallée de la Bruche, on profite, on vit, on voyage : No Rush in Bruche !

Alors pourquoi #NoRushInBruche ?

Au-delà de la rime évidente, ce hashtag (qui me sert à garder trace de mes voyages et de mes publications sur les réseaux sociaux) est une sorte d’hommage au voyage lent, tranquille, poétique, qui ne répond à aucune nécessité de vitesse, d’organisation ou de planning. Lorsque nous partons à deux avec mon fils, je sais déjà qu’il est inutile de voir tout programmer car non seulement je hais le principe de » tout devoir voir // tout devoir faire » mais, au-delà de ça, c’est une perte de temps stupide, un gaspillage d’énergie absurde, une course insensée contre la montre qui gâche mon plaisir de l’observation, de l’immersion. Et voyager dans la Vallée de la Bruche, c’est juste l’inverse total de tout cela. Ici, on se déplace doucement, on s’arrête au gré des rencontres, des tours et détours. On randonne selon les signaux du Club Vosgien, on choisit son chemin au gré des panneaux, on pousse les portes des musées et on prend une glace à la première terrasse venue. Bref, dans la Vallée de la Bruche, on profite, on vit, on voyage : No Rush in Bruche !

Et donc, tout cela pour…

Explorer, entre Père et Fils, du mercredi au samedi, la Vallée de la Bruche. Pas de programme fixé, pas d’activités réservées. Pour nous déplacer : un Vélo à Assistance Electrique (auquel était rattaché un vélo suiveur pour Fils), nos jambes et le TER et, surtout, pas de voiture !

Interlude musical

Si belle, elle est cyclable, en dénivelé de ouf (c'est la Bruche)
De toutes les vallées,
C'est la Bruche qu'on préfère.
Si belle, elle est cyclable, en dénivelé de ouf (c'est la Bruche)

Au jour le jour : carnets bruchois voyageurs

Instantanés d’avant le départ

Bon, Titi, ça te dit qu’on parte tous les deux faire du vélo en Alsace ? Non, pas à Barr comme l’année dernière mais de l’autre côté de la montagne. Dans la Vallée de la Bruche. Comme quoi ? Bruche à cheveux ? Non, je ne valide pas cette blague. Non, n’insiste pas. Quoi ? Est-ce que tu auras ton propre vélo ? Je ne sais pas mais, par contre, je crois que c’est plutôt vallonné par là-bas. Voire même un poil montagneux. Ben oui. Et on va faire de la randonnée aussi. Oui, comme avec Papy mais en moins long. Ca te dit ? Parce qu’en fait, tu sais ce qu’on doit faire ? On va être des testeurs. Oui, des testeurs de voyage, tous les deux. On va devoir explorer la Vallée de la Bruche sans voiture. Ah, tu trouves ça super ? Vraiment ? Ah, génial ! Et bien, je crois qu’on va bien s’amuser tous les deux (…) Bon, Titi, on part demain hein, tu as fait ton sac ? Non, pas encore ? Quoi prendre Luni ? Et un casque ? Et quatre livres ? Tu ne crois pas que tu abuses un peu ? Bon, allez, au lit et à demain ! (…) Allez, debout, on prend le train dans… une heure et quart et on a pas intérêt à le rater. Hein ? Oui, on va passer au Relais H t’acheter un magasine comme d’habitude. Promis (…) A dimanche soir les filles ! (…) Tu veux te mettre ici ? Si tu veux, on en a pour une petite heure puis on a le temps pour aller Gare de l’Est prendre le TGV. Pas de soucis, tu peux baisser le store (…) Et ben, aucun retard, c’est une première (…) alors quai 8… TGV OuiGO à destination de Strasbourg…. Ah, le placement est libre ? C’est intéressant ça. Bon, OK, on va se mettre ici… Pardon, excusez-moi (…) Hein, mon téléphone, euh oui, tiens (…) Zzzz (…) Zzzz (…) Ah, Strasbourg, ça faisait longtemps. Allez, on va à la Graffet’ se faire un petit repas ? Yep, comme l’année dernière (…) Allez, on retourne à la gare ? Oui, ils étaient bons les nuggets, hein ? (…) Le TER pour Saint-Dié-des-Vosges, c’est bien celui-ci ? Et il passe bien par Schirmeck ? Merci ! Allez Titi, en voiture ! (…) C’est la prochaine Titi, tu n’as rien oublié ? Non ! Super, à nous la Bruche !

J1 : Arriver, découvrir, randonner, visiter

C’est un rituel, une habitude, une chose que je fais systématiquement à chaque arrivée dans un nouvel endroit : me rendre à l’Office de Tourisme. Ici, les choses sont faciles : en descendant du train à la gare de Schirmeck, il suffit d’aller tout droit et, en face de la fontaine, se trouve la Maison de la Vallée. Rencontre, retrouvailles, sourires, discussions et récupération de quelques cartes et livrets ludiques plus tard, nous aperçevons notre ange-gardienne locale, Marie-Laure, chez qui nous allons avoir (l’immense) plaisir de résider, en son gîte, à Wildersbach, à une poignée de kilomètres de là. Le temps de faire quelques courses pour assurer nos repas du soir et nous voilà partis. Pendant le du trajet, je collecte conseils, bons plans et recommandations 101% locales : j’apprends qu’un camion-pizza vient le vendredi soir, qu’il n’y a pas de WiFi dans le gîte (ce qui me rend heureux, honnêtement), que je ne dois absolument pas hésiter à l’appeler et qu’enfin, elle nous souhaite un bon séjour, après nous avoir fait visiter les lieux.

Une fois nos sacs déballés, une constatation s’impose : il n’est que 14 heures et il est hors de question de rester affalés dans notre zone de confort à ne rien faire (même si cette perspective est bien tentante). Alors du coup, sortons et hop, direction le Musée Oberlin qui, si j’en crois mes repérages, ne doit pas être bien loin.

Le musée Oberlin ? C’est à Waldersbach, pas Wildersbach. Les gens se trompent souvent. Après, ce n’est pas loin hein, il suffit de suivre les panneaux. Il y a quoi ? Deux, trois kilomètres. Facile.

Un voisin en VTT

De Wilderbasch à Walderbasch

« Hein ? Quoi ? Comment ça cinquante minutes de marche ? Et trois kilomètres à pied ? Non mais Papa, je suis fatigué moi. Et j’avais envie de regarder la télé ! »

Je l’avoue sans honte : j’ai (un petit peu) pris Fils en traitre sur ce coup. Cependant, j’ai une technique pour lui permettre de relativiser la distance : la resituer localement. Autrement dit, ces trois kilomètres ne sont, qu’en Somme, que le chemin que nous faisons lorsque nous rentrons du Coliseum à pied après un match de handball. Rien de plus, si ce n’est le dénivelé (presque) perpétuel qui nous accompagne pendant la première partie de cette randonnée. Car c’est pentu dans le coin. Presque vertical, même. Limite à 90° en exagérant un tout petit peu. Mais cela est compensé par le bonheur fou d’être là tous les deux, dans ces paysages que nous admirons depuis le Col de la Perheux. Et dire que le matin même, nous étions à Amiens et que là, tout de suite, nous sommes face à ce panorama, avec les forêts de sapins, les montagnes à l’horizon, les vaches et cet air que nous inspirons tous deux à pleins poumons. Petit moment de bien-être profond, à peine entrecoupé par les questions footballistiques de ma descendance (pour qui randonnée rime avec activités, il a bien raison en réalité).

C’est totalement dans les temps impartis que nous arrivons à notre première visite du séjour : le musée Oberlin. Un drôle de musée, bien caché au fond d’une vallée, entre deux montagnes. C’est ici, à Walderbasch, qu’a décidé de s’installer, en 1767, le pasteur protestant Jean-Frédéric Oberlin. Et c’est à son œuvre locale et héritage qu’est consacré le remarquable musée du même nom !

Le musée Oberlin

S’il y a quelque chose qui me fait peur quand je visite un nouveau musée en famille, c’est de tomber sur un endroit froid, figé, où il est impossible de toucher, de manipuler, de tripatouiller comme bon nous semble. En ces lieux, la visite se subit alors plus qu’elle ne se vit et je sais d’expérience que le souvenir ne sera pas à la hauteur, aussi exceptionnelles les pièces admirées furent-elles.

Heureusement, ce n’est pas du tout le cas ici, bien au contraire.

Dans le musée Oberlin – et en accord avec la philosophie du Sieur, on peut (presque) tout faire : colorier, dessiner, ouvrir, fermer, toucher, lire, gratter, plonger sa main dans des boîtes, renifler, sentir, écouter, croquer, caricaturer, reproduire. C’est un musée v-i-v-a-n-t qui plonge les visiteurs dans une réelle visite ludique, pédagogique et réfléchie. Au-delà même de cette expérience muséographique, le contenu en lui-même est plus qu’intéressant, il est fascinant. Les échos des travaux du XVIIIème siècle résonnent encore dans nos oreilles de nos jours, à travers les cartes, dessins et autres fiches qui étaient utilisées à l’époque. Je ne vais pas tout vous divulgâcher mais sachez que ça vaut vraiment, vraiment le coup !

Visiter le musée Oberlin

Situé à Waldersbach, le musée Oberlin est ouvert toute l’année (toute la journée du 1er avril au 31 septembre, tous les après-midi du 1er octobre au 31 mars). L’entrée coûte 6€ pour les adultes et 4€ pour les moins de 18 ans. Petite buvette et cour ombragée avec tables très, très agréable. Boutique. Mise à disposition gratuite de tablette et smartphone pour la visite.

De Walderbasch à Walderbasch

« Allez, c’est parti pour quarante minutes à pied. Facile, hein Papa ? » Franchement, c’est toujours pareil : ça commence avec des grognements et, une fois que c’est lancé, impossible d’enlever les sourires, la joie et la bonne humeur. Même quand on s’embourbe un tout petit peu dans un mini-ruisseau, quand on croise un chien joueur, qu’on observe un rapace reptilovre ou en tombant sur un serpent (plus mort que vivant d’après Fils qui a été le voir d’un poil trop près à mon goût).

J2 – Pédaler, monter, pédaler, monter, pédaler

Ca y est, les vélos sont arrivés. J’ai mon VAE et Fils a son vélo suiveur, rattaché au mien. Casque sur sa tête, chapeau de paille sur la mienne, le chargeur et les cartes bien rangées dans les sacoches : nous sommes prêts à partir explorer la Vallée de la Bruche. Je sais où nous allons ce matin. Ce que je ne sais pas encore trop, c’est comment y aller. Il semble que je doive récupérer la véloroute à Rothau puis la suivre jusqu’à notre destination, le Mémorial Alsace-Moselle (à onze kilomètres et trente minutes). Ca, c’est dans la théorie (qui est un charmant pays). Et dans la pratique ? Et bien allons-y, c’est parti !

Instantanés cyclistes bruchois

C’est bon Titi, tu es bien installé ? On y va ? (…) Alors, si je comprends tout, j’active le VAE en appuyant ici et donc, j’ai trois modes : touriste, machin et turbo. OK donc on va rester sur Touriste et… Wahoo, pas mal l’effet. Attends, je change la vitesse et… Ah ah, trop bien ! Tu sens Titi ? Hein, quoi ? Pourquoi je ne pédale pas alors que toi tu pédales ? Euh… Oh, des vaches, tu as vu ? Attends, on va faire une pause histoire que je vérifie le chemin. Donc, on cherche le panneau vert avec un vélo dessus… Ah ben, voilà, on l’a trouvé. Yapluka ! (…) Youhou, vive les descentes ! Oh, bordel, cette montée qui n’en finit pas : on active le mode Turboooooooooo… YOLOOOOOO. Hein, quoi ? Oui, d’accord, j’arrête de crier, OK (…) Oh la vache, c’est pentu quand même. Genre vraiment (…) Bon, tu sais quoi, on va accrocher le vélo ici, on met les antivols et on va se balader ?

Le Mémorial Alsace Moselle

Les Mémorial, on commence à en avoir fait un certain nombre. Il y a ceux qui sont des attractions d’une qualité exemplaire (comme celui de Caen), ceux qui sont un poil plus confidentiels (mais tout aussi intéressants, comme à Mons), ceux qui sont historiques et samariens. Cependant, j’ai toujours une petite méfiance parentale avant de les visiter car je sais que Fils est sensible à certaines ambiances, à certaines mises en scène. S’il y a trop de bruits, de lumières sombres, de bruits de combat en arrière-son, je sais qu’il ne va pas falloir trop traîner et vite passer à la pièce suivante.

Pour autant, aucune mauvaise surprise au Mémorial Alsace Moselle de Schirmeck. Le chemin est clairement indiqué, il y a un parking vélo, on peut charger la batterie du VAE sur simple demande et l’accueil est souriant. On lâche nos sacs au vestiaire, on prend le livret de visite et à nous le musée ! Ici, il est proposé de découvrir et (re)vivre l’histoire de l’Alsace et de la Moselle de 1870 à nos jours, avec un accent particulier mis sur la seconde guerre mondiale. Salle après salle, on découvre différentes époques, différentes ambiances, différents récits. Tout nous a paru très bien contextualisé, les informations étant riches et accessibles à tous.tes. Fils a pris le temps de répondre aux nombreuses questions de son livret, ne pressant le pas que dans la partie un peu « guerrière » du Mémorial. D’ailleurs, la transition entre ce secteur sombre et la zone européenne est particulièrement réussie et fait vraiment franchir une sorte de sas. Bien joué, tout comme pour les très nombreuses pièces exposées, qui apportent un vrai éclairage.

Bref, une visite que nous avons apprécié tous les deux à sa juste valeur, visite qui s’est poursuivie pour ma part de façon plus informelle durant une longue discussion avec une guide (tandis que Fils mangeait sa quiche lorraine). On recommande ici encore !

Visiter le Memorial Alsace Moselle

Le Mémorial Alsace-Moselle est ouvert tous les jours de 9h30 à 18h (sauf durant le mois de janvier, ainsi que les 1er mai, 24, 25 et 31 décembre). L’entrée coûte 11€ en individuel adulte, 9€ en tarif réduit (moins de 18 ans). Pass famille à 29€ (deux adultes et jusqu’à 4 enfants de moins de 16 ans). Boutique très bien achalandée et petit espace boisson. Possibilité de pique-niquer en intérieur. Gratuité moins de 8 ans. Réduction sur l’entrée au Struthof.

Le Donon, panoramique et immanquable

Vélos détachés et carte déployée : je vise, pour l’après-midi, une randonnée située à dix kilomètres de là : le sentier archéologique du Donon. Il semble que ce soit relativement court, plutôt facile et ce n’est à une dizaine de kilomètres, en passant par Grandfontaine puis en suivant la D392. Il suffit simplement de faire attention aux embranchements, au trafic automobile et de laisser le vélo à l’hôtel là-bas (où il est prévu de se prendre une glace en terrasse d’ailleurs).

Sur la première partie du trajet, aucun souci. On avance à un bon rythme et je reste tranquillement calé dans le mode Touriste du VAE, sans trop chercher. Et puis, à un moment, allez savoir pourquoi, j’ai bugué. Le panneau indiquait pourtant clairement, en toutes lettres et sans erreurs possibles, de prendre à droite.

Mais j’ai pris à gauche.

Et on s’est retrouvés devant une pente caillouteuse, ô mes aïeux ! L’Everest du coin. Et j’étais sensé rouler là-dessus, avec mon vélo et Fils derrière ? Honnêtement, on s’est arrêtés au pied de ladite pente. On s’est regardés, on a regardé la pente, on s’est regardés de nouveau et on a regardé derrière nous. Peut-être ben, qu’en fait, ça peut valoir le coup de vérifier, avant de s’engager, non ?

Ben oui, ça valait carrément le coup vu qu’on a retrouvé notre bon sens, le panneau et le bon chemin. Qui était aussi un tantinet pentu d’ailleurs. Et un tantinet fréquenté aussi. Par de gros trucs.

Mais – et je parle là en toute objectivité – je ne nous ai jamais senti en danger : pas un klaxon, pas un dépassement sans visibilité, pas un frôlement de guidon. La distance de sécurité minimale a toujours été plus que respectée (voire même dépassée) par tous les véhicules motorisés que nous avons croisé.

Choisir son chemin

Si vous préférez utiliser des routes moins fréquentées, il existe des itinéraires bis ! Ils sont à découvrir sur Rando Bruche. Pour le Donon, par exemple, le circuit vélo D01 est une très belle alternative. Il y a même la trace GPX à votre disposition.

(…) Mode TURBO activé (…)
(…) Je peux laisser le vélo ici ? Merci ! (…)
(…) Allez Titi, on y va ! (…)

Le sentier archéologique du Donon

Au programme de cette seconde randonnée : 270 mètres de dénivelé, 4 kilomètres aller-retour et la promesse d’une vue pas mal au sommet. Comme d’ordinaire, Fils traine un peu les pieds au début (alors que tombent sur nous les seules gouttes croisées durant tout notre séjour). Quand je vois qu’il commence à en avoir franchement marre, je dégaine mes deux armes : le livret de randonnée avec ses énigmes et la promesse d’une glace-à-deux-boules-en-cornet au retour à l’hôtel. Inutile de vous dire, qu’à partir de ce moment, le chemin de croix est devenu un sentier d’aventurier. Il est drôle d’ailleurs, ce sentier, avec tous ces cailloux, ces roches, ces tables druidiques, cet escalier de l’empereur. Et puis, il y a la récompense. La baffe. La claque. Le KO debout : la vue indescriptible depuis le sommet du Donon. Ce n’est pas compliqué à vous décrire : je ne peux pas. C’est juste fou. Typiquement le genre de panorama qu’il faut que vous alliez de vos yeux voir car, le décrire ici serait forcément ne pas lui rendre hommage. Sachez simplement qu’on trouve, au sommet du Donon, non seulement cette vue mais aussi un espace-relaxation (oui, oui), un temple-musée et un petit parcours très sympa !

Randonner au Donon

Le livret de jeux peut être téléchargé sur la page dédiée du site rando-bruche ou récupéré à l’office de tourisme. Au retour, pensez à vous arrêter manger une glace et/ou boire un verre en terrasse à l’hôtel Le Velleda (où vous pouvez garer vos vélos, charger votre batterie et faire remplir votre gourde). Il semble aussi y avoir un chemin PMR-poussette (qui est en tout cas indiqué sur le plan).

Du Donon à Wildersbach

De la descente, rien que de la descente, seulement de la descente. Franchement, que demander d’autre ? Ah oui, un arrêt à l’aire de jeux, évidemment (et un autre dans un supermarché pour acheter de quoi manger, tant qu’à faire).

J3 – A l’assaut de la véloroute !

Déjà vendredi et l’impression d’être là depuis bien plus longtemps. Alors, pour ce dernier jour à vélo, faisons simple : une petite randonnée et puis direction Saâles pour le marché des producteurs avant un retour en TER, histoire de tester le train dans la Vallée. Au programme théorique des réjouissances physiques : deux heures et environ trente kilomètres, en fonction des détours.

Le château de Salm

C’est un pêché mignon lorsque nous sommes en Alsace : nous adorons voir et visiter les châteaux, qu’ils soient hauts perchés, en ruine, en restauration ou se découpant sur un soleil couchant d’une beauté à s’arracher les rétines. Ce qui tombe remarquablement bien c’est, que dans la Vallée de la Bruche, on en trouve un certain nombre, des châteaux. Dont celui de Salm. Pour y aller depuis Wildersbach, ce ne fut que luxe, calme et voluptés avec ces délicieuses routes départementales quasi-désertes, qui sinuent gentiment dans les forêts ombragées où il fait bon pédaler (en mode touriste) avec les chansons filiales en fond sonore. L’heure de vélo est passée en un clin d’œil !

La randonnée en elle-même est calme. Très calme. Tellement calme que nous n’avons croisé personne. Seules âmes samariennes dans un rayon kilométrique conséquent, nous avons pu, à loisir, prendre tout notre temps pour parcourir les quatre kilomètres du sentier, parsemé de panneaux informatifs. Le château, assez remarquable (et en cours de restauration) peut se visiter lorsque les ouvriers sont présents. On y trouve même un drôle de jeu ! Petite (voire même grande, en fait) curiosité : la présence d’un itinéraire mennonite à proximité immédiate.

Le sentier du château de Salm

Toutes les informations sont à retrouver sur notre site préféré, Rando Bruche ! Pour visiter el château en lui-même, son site officiel est tout indiqué ! Enfin, si vous êtes intrigué.e.s par le patrimoine mennonite, c’est de par ici.

Focus sur la vélo-route de la Vallée de la Bruche

Elle parcourt la Vallée de la Bruche, de Mutzig à Sâales, longue d’environ 51 kilomètres et permet de traverser tout le territoire d’une traite (si le cœur vous en dit). Pas entièrement réservée à la seule circulation cycliste, certains passages se font sur route (avec une relativement faible circulation), sachant que la plus grande partie du tracé emprunte des voies où seule la circulation agricole (genre tracteurs) est autorisée. Autrement dit, vous avez bien plus de chances de croiser des cyclistes que des voitures. L’idéal serait évidemment d’avoir 100% de voies uniquement réservées aux cyclistes mais il faut faire avec ce qui est disponible, et pour le coup, la Vallée de la Bruche s’en sort plutôt correctement en l’état des choses !

Concernant des détails pratiques : quelques petits conseils tirés de nos coups de pédales : prévoyez de l’eau (et remplissez vos gourdes dès que faire se peut), soyez vigilants sur l’état de votre batterie (si vous avez un VAE) car la Vallée est vallonée (et certaines pentes cassent bien les jambes), n’hésitez pas à faire des pauses ombragées. Si vous comptez voyager avec un enfant, le plus simple est d’emporter votre propre matériel pour le transporter et/ou le faire pédaler avec vous.

Pour ce qui est du tracé en lui-même, une fois la vélo-route trouvée, pas de problèmes pour la suivre, le marquage est régulier et les dispositifs de protection (comme les barrières d’entrée et de sortie) peu contraignants. Enfin, de façon purement pratique, il m’a semblé possible de recharger la batterie sans souci partout où j’ai demandé et nous avons toujours trouvé un endroit où attacher le vélo (le temps d’une visite ou de faire les courses).

La vélo-route de la Bruche est donc un chouette outil de circulation douce, qui permet de se déplacer avec une sécurité satisfaisante et d’accéder facilement à un certains nombre de points d’intéret(s). N’hésitez surtout pas, pour aller plus loin, à prendre attache avec l’Office de Tourisme qui propose un réel accompagnement personnalisé (allant jusqu’au prêt de téléphone avec les cartes de votre circuit préchargées).

Instantanés cycliques bruchois (derechef)

C’est bon Titi ? Tu surveilles bien derrière pour me dire s’il y a du trafic, hein ! Quoi ? Une vache ? Non, une vache n’est pas considérée comme du trafic automobile mais merci. Ouch (…) Je pédale dans le vide ou quoi ? Ah ben oui, la chaine a sauté. Et euh… Hein, tu dis quoi ? Que tu as regardé sur ton vélo et que tu crois que je dois faire ça ? Attends, ça ? Ici, comme ça ? Ah oui, tu as raison, ça remarche. Merci Titi, tu es officiellement chef mécanicien ! (…) Qu’est-ce que c’est que cette montée de l’enfer ? Ah non, je proteste (…) Faire une pause ? Oui. Et remplir les gourdes aussi. Non, tu ne peux pas faire comme Papy et son chapeau-éponge vu que tu as un casque. Non, vraiment. (…) Allez, encore trois kilomètres et on oublid un peu les vélos. Ben oui, on rentre en TER aujourd’hui. Oui, on va prendre le train. Non, je ne pense pas que nous allons trouver un relais H à la gare de Saâles, désolé (…) Plus que de deux, un… trois cent mètres, c’est la dernière montée. C’était chouette, hein ! Quoi deux, trois et quatre ? Ah ah.

Le marché des producteurs de Saâles

Si vous voulez m’appâter et me donner l’envie profonde de venir vous rendre visite, ce n’est pas compliqué du tout : dites-moi simplement qu’il y a, sur votre territoire, un marché de producteurs où il est possible d’acheter fromages, gâteaux, bières et autres merveilles gastronomiques qui sont le fleuron touristique de votre ville, département, région !

Alors, forcément, quand on a vu, avec Titi, que l’on trouvait ce genre de choses à Saâles, on a pas eu besoin de réfléchir très longtemps : avec deux heures à assassiner froidement entre notre arrivée et le départ du TER et un beau parc à côté de la gare, on savait ce qu’on allait faire. Et ce que nous avons fait donc, ce fut errer de stands en stands, regarder ce qui était proposé et choisir soigneusement, après moult délibérations, les mets de choix à ramener en nos terres samariennes !

Le marché des producteurs de Saâles

Pas compliqué : il a lieu tous les vendredis, du mois de juillet au mois de septembre, de 15H00 à 18H30 en période estivale. Le reste du temps, tous les seconds vendredis de chaque mois (en-dehors de al période estivale, donc !). Toutes les informations sont à retrouver de par ici.

Une soirée wildersbachoise

Un camion-pizza-flammekueche. Un café associatif. Des enfants qui courent et proposent à Fils de venir jouer avec eux. Des bières du coin. Des jeux, des sourires, des salutations enjouées et des questionnements rigolards. Une soirée qui semble n’en pas finir, commencée presque sur un malentendu et qui s’est prolongée délicieusement dans la douceur d’une nuit alsacienne inoubliable.

Ces moments sont exactement ceux que je recherche en voyage, quand Surprise vient toquer à la porte, accompagnée de son pote Inattendu. Ils débarquent et t’embarquent, sans prévenir, vers ce que tu cherchais sans le savoir. Moi, ce soir-là, ce que je cherchais pour nous deux, c’était avant tout de quoi manger. Marie-Laure nous avait parlé de ce camion qui passait le vendredi soir. J’avais noté l’information, dans un coin de ma tête, vite fait. Puis, dans le TER, j’ai jeté un œil, trouvé le nom dudit camion, les horaires, le menu. Mais ce que je n’ai pas trouvé – puisque je ne le savais pas, c’est l’existence du café associatif de Wildersbach, le P’tit Wild. Et ce petit Wild, bordel, qu’est-ce que je l’ai kiffé, adoré, aimé ! Il m’a rappelé ces bars du fin fond de l’Alaska, ces pubs insulaires irlandais où tout le monde connait tout le monde, où les nouvelles têtes sont saluées comme les anciennes, où les blagues rituelles fusent aussi vite que les dernières informations et où les tables sont vites sorties dehors pour transformer une cour en terrasse géante.

Et puis, ce qui a motivé notre arrêt en premier lieu, il y a Bruno, avec son camion et sa Flambée. Il tourne dans la Bruche, Bruno, avec son planning. Il arrive, il se gare, il prépare l’espace de travail, fait chauffer le four à bois et c’est parti. Il cuisine, façonne, enfourne sans s’arrêter, le sourire aux lèvres et l’œil pétillant. En cinq minutes, ma flammekueche au Munster était prête, tout comme la pizza de Titi. Et c’est à ce moment que tout a commencé, quand on a décidé de manger ici et pas là-bas, dans notre gite. Une simple petite décision, toute bénigne pour la plus belle des soirées !

Pour bien manger un vendredi soir !

Les informations sur le P’tit Wild (et toutes ses activités) sont chez Alsace Vélo et la MJC de Widlersbach. Bière à partir de 2€ (locales à 3€). Super ambiance. Attention, pas de CB (et donc, merci encore Marie-Laure, je sais que je t’en dois une. Voire même deux). Pour la Flambée de Bruno, direction son site. Comptez 20€ pour deux. Génial !

[Bonus : les nuits depuis le Gîte]

Dormir dans la Vallée de la Bruche

Une immense maison accrochée au versant de la montagne, où l’on se sent chez soi dès le pas de la porte franchie : c’est exactement ce que vous allez trouver en allant dormir chez Marie-Laure, à Wildersbach, en son gite du Wildbach ! Ici, on peut faire tenir 11 personnes dans 4 chambres, toutes bien équipées. Les terrasses offrent une vue imprenable sur la vallée et c’est une orgie visuelle, le soir, quand le soleil se couche. Un plan en or, avec en supplément l’incroyable gentillesse de l’hôte (et propriétaire) des lieux. Pour les infos, tarifs et réservation, c’est de par ici !

J4 – Marchons, marchons !

Pour ce dernier jour en vallée, une seule et unique chose de prévue au programme : un repas dans l’une des six ferme-auberge que compte la Vallée. Réparties avec sagacité un peu partout, il s’en trouve une juste à côté de chez nous mais, comme cela aurait été trop facile, elle est fermée. Et c’est donc à huit kilomètres de là, du côté de Bellefosse, que nos augustes estomacs vont avoir avoir le plaisir d’être nourris avec de la bouffe ultra-super-méga locale car produite en circuit court : directement de la ferme à l’assiette (et cela vaut pour la viande, les légumes, les desserts…). Or, ces huit kilomètres qui nous séparent de ce repas, il va bien falloir les faire. Et pas en vélo, non. A pieds, en marchant, en randonnant, en claudiquant même s’il le faudra.

Comme je ne suis pas (tout à fait) un père indigne, nous sommes passés la veille à Schirmeck pour choper deux ou trois conseils sur le meilleur chemin à emprunter, qui semble par Waldersbach, Bellefosse et le château de la Roche. J’ai bien discuté avec Fils du comment (« à pieds »), du pourquoi (« on teste un séjour dans la Vallée de la Bruche sans voiture et c’est donc normal de marcher ») et de la finalité (« miam miam ») et nous avons convenu d’un consensus : on prend tout notre temps, on avance à notre rythme, on s’arrête quand on veut et, surtout, ce n’est pas une course. Avec ces bases posées, tout était sensé aller pour le mieux. Aucun souci à prévoir, juste se lever, déposer nos sacs à Marie-Laure, ne pas oublier la carte IGN et pour le reste : vive l’aventure !

De Wildersbach à la ferme-auberge du Promont

Huit kilomètres pour environ deux heures de marche : rien de bien dramatique pour nous deux. J’ai – encore une fois – dédramatisé la distance et insisté sur le fait que ce n’était pas une tentative de record. Comme à son habitude, Titi a commencé par grogner un petit peu mais, très vite, pris par le jeu de nos questionnements footballistiques, il repasse en mode souriant. Nous passons tranquillement le col du Pehreux, empruntons le chemin des fiancés avant de saluer le Musée Oberlin. C’est à partir d’ici que nous entrons en Terra Incognita. Heureusement, comme dans bien des endroits en Alsace, le Club Vosgien est passé par ici et nous n’avons qu’à suivre le balisage précédemment repéré sur la carte IGN pour savoir précisément où aller : un vrai jeu d’enfant !

« Donc, on doit passer ce virage, couper par le champ ici avant d’emprunter – attends je vérifie – ce chemin qui… Oh la vache, ça monte un peu… Mais bon, on est venus ici pour ça, non ? Non ? Ah bon. Tant pis, on n’a pas le choix, si on veut manger, faut y aller ! »

Moi, affamé.

Le parcours est agréable, assez ombragé et ne présente guère de difficultés particulières. Il y a certes, de temps à autres, quelques montées assez rudes qui font transpirer et tirer la langue mais, au-dehors de cela, c’est toujours autant un régal de se promener dans de tels paysages. Régal qui justifie totalement, objectivement et nécessairement les (trop) nombreuses pauses photographiques qui ont parsemé notre cheminement. Nous aurions pu également monter cette étrange tour croisée à l’orée de la forêt, massive et intrigante mais le sibyllin panneau d’avertissement encourageant à ne pas monter couplé à l’aspect peu engageant de l’escalier ont eu raison de nous : ce sera pour une autre fois !

Pour en savoir plus

Si vous êtes curieux.se d’en savoir plus sur la tour (qui est en fait le château de la Roche), on trouve un lien wikipedia ici ou bien encore la page Facebook de l’association des Amis du château de la Roche !

Enfin, après cent quarante minutes de marche, 654 questions sur le foot, deux remplissages de gourdes, une aventure dont vous êtes le héros improvisée, nous avons atteint, sous le regard étonné d’Highand Cows égarées, notre objectif : la ferme auberge du Promont !

La ferme auberge du Promont

Vous connaissez cette impression d’être arrivé au bon endroit, au bon moment, avec ce sentiment que tout va être simplement parfait, du début à la fin, sans aucune fausse note dans la cuisine ou le service ? Et bien c’est exactement que j’ai ressenti en passant la porte des lieux.

« Ah vous devez être Cédric, avec son petit garçon. Pas de souci, on vous attendait, installez-vous, on arrive ! »

Ici, pas de chichis (ni de chat-chat comme à la maison, hélas, mille fois hélas, #TeamTroll, je te hais) mais du sourire, de l’énergie et une volonté de servir une cuisine fraiche, franche, simple et nourrissante, produite dans le circuit le plus court qui soit. Et, dans cette ferme-auberge, la mission est plus que bien remplie : assiette de charcuterie et crudités, veau et pomme de terre à la crème avec de la salade et une carte de dessert à se damner (et damné, je le suis, tel une piste de ski alpine au cœur de l’hiver). Pour faire simple, on s’est assis, on a commandé et on n’a plus bougé de tout le repas tellement cela faisait du bien de profiter, de bien manger, de retrouver un goût frais, authentique et fermier.

Manger à la ferme-auberge du Promont

Ouvert uniquement sur réservation le midi. Menu unique composé selon l’humeur de la patronne (ceci n’est pas une blague) pour un prix allant de 20 à 28€. Excellent rapport qualité-prix (mais vraiment) avec un accueil à la hauteur ! Pour toutes les informations, c’est par ici ou par là.

C’était notre dernier repas bruchois alors, on s’est offerts un luxe : celui d’avoir le temps, de le prendre à quatre mains pour ne plus le lâcher, le garder serré fort contre soi. Et savourer ces minutes, ces instants. Ces regards, ces échanges informels, ces sourires, cette fierté d’un Papa envers son Fiston. Cette curiosité filiale qui semble impossible à assouvir.

Et toutes ces minutes passées tous les deux, ici, dans la Vallée de la Bruche !

Randonner avec un enfant

Juste en passant, quelques petits conseils tirés de nos randonnées à deux, applicables autant dans la Vallée de la Ruche qu’ailleurs !

  • Prenez votre temps : une randonnée n’est pas une course, il n’y a pas de record à battre ni de temps minima à atteindre.
  • Thématisez autant que possible : marcher pour marcher, on ne pas se mentir, pour un enfant, c’est ennuyeux. Par contre, avec un livret d’énigmes, de jeux, d’enquêtes…
  • Ouvrez les yeux : inspirez, respirez, écoutez. Immergez-vous !
  • Soyez à l’écoute : boire, se reposer, s’ombrager. Ecoutez ce que vous dit votre enfant et soyez particulièrement attentif pendant l’été !
  • Préparez en amont : équipement, chemin, matériel. Seul et adulte, on peut encore improviser. Avec un enfant à nos côtés, il ne faut pas trop tirer sur la corde !

BONUS : Instantanés téléphoniques

Pris sur le vif, juste en levant le téléphone, des instantanés photographiques de la Vallée de la Bruche. Pour illustrer, imager. Replonger !

Alors, la Vallée de la Bruche sans voiture ?

Franchement : on valide !

Pourquoi ?

Parce qu’en quatre jours, avec seulement un vélo et une carte, on a pu voir des trucs vraiment, vraiment intéressants (le musée Oberlin, le Mémorial Alsace Moselle), se faire des randonnées géniales (le Donon et les autres) et sillonner la Vallée somme toute assez facilement. Et puis, la vélo-route est vraiment un atout conséquent à ne pas négliger (même si c’est pentu).

Même avec des enfants ?

J’ai presque envie de dire SURTOUT avec des enfants. Bon, d’accord, je n’en avais qu’un seul avec moi et il a l’habitude de bourlinguer à mes côtés depuis un bout de temps, ce qui fait que nous avons nos habitudes. Cependant, la Vallée de la Bruche a mis en place des trucs supers pour les plus jeunes : je pense spécialement aux livrets de visite (musée et randonnée) ainsi qu’à certaines aires de jeux assez géniales. Et je n’ai pas vu ça partout, loin de là ! Ici aussi, ça va être une question d’organisation, de gestion du matériel, de choix dans l’organisation mais, je me répète, le jeu en vaut la chandelle.

Et pour se loger ?

Aucun souci. Le seul truc qui peut être un tantinet problématique, c’est si vous décidez d’aller au-dehors de la vélo-route. Là, du coup, il va falloir gérer un poil plus parce que tous les villages ne sont pas forcément super accessibles et que, surtout, il n’y a pas de commerces partout. D’où le détour conseillé pour aller se ravitailler au supermarché en début et au milieu du séjour.

Et en-dehors des activités que vous avez testé, d’autres conseils ?

Honnêtement, une blinde de ouf (comme disent les jeunes – quoique Ado soupire très fortement en lisant ça et tient à préciser qu’elle ne se reconnait aucunement dans « les jeunes ». C’est claqué au sol, non ?). Parmi les sites que j’avais noté, on trouve le fort de Mutzig, le Champ du Feu ou encore le site du Struthof (même s’il n’est pas forcément conseillé aux plus jeunes). Sans parler des dizaines de randonnées ! Là encore, je vais vous lâcher une évidence : contactez l’OT, donnez-leur vos envies et faites-leur confiance, vos interlocuteur.trice.s connaissent leur territoire !

Un petit truc en plus, qu’on ne trouve pas ailleurs ?

Les sentiers plaisirs, des randonnées animées pendant l’été, bénévolement, par les habitant.e.s de la Vallée de la Bruche, depuis 30 ans. Et puis les ferme-auberge, bordel.

Allez, honnêtement, tu n’embellis pas un peu ?

Honnêtement ? Non. Bien sûr, il y a toujours des choses qui pourraient être mieux, des détails améliorés mais – et j’insiste – ce ne sont justement que des détails. Alors, OUI, la Vallée de la Bruche sans voiture est un bon plan et OUI, nous recommandons les yeux fermés !

Et ton fils, il en dit quoi ?

« C’était pas mal comme séjour ! J’ai bien aimé le gite où nous avons dormi (parce que c’était grand et confortable). Les activités étaient sympas et les randonnées aussi. Et je me suis fait des copains et copines le soir au P’tit Wild. Bref, je veux bien y retourner.« 

Le mot de la fin ?

Ce n’est pas très connu, ce n’est pas forcément très étendu mais qu’est ce que c’est génial ! Alors, si vous recherchez une destination en Alsace pleine de surprise, où la nature règne en maitresse, avec une foulitude improbable d’activités pour toute la famille, le tout version 100% sans voiture, n’allez pas plus loin : la Vallée de la Bruche est faite pour vous !

Pour aller plus loin

Toutes les informations – et notamment les livrets de visite – sont à retrouver dans l’espace dédié du site officiel de la Vallée de la Bruche. Ils peuvent être commandés, téléchargés ou même feuilletés ! Si vous recherchez des aventures thématiques pour les enfants, allez donc regarder ce que font Rose et Louis, à travers le Massif des Vosges ! Enfin, elle sera votre meilleure compagne pour explorer la Vallée de la Bruche sans voiture : la remarquable, jolie et très chouettement illustrée carte touristique !


Petit point légal : toutes les photos sont soumises au droit d’auteur. N’hésitez pas à me contacter si vous pensez en avoir usage, voulez en acheter un tirage (ou autre). Et si vous aimez mon travail ici et là, vous pouvez même me payer une bière 2.0.


Ce reportage est le récit du voyage #NoRushInBruche, organisé avec le soutien logistique de la Vallée de la Bruche que je remercie fortement. Le contenu éditorial n’en reste cependant pas moins indépendant et soumis à ma seule volonté.