Des coquelicots dans un champ de la Somme

Au travers d’un enfant

C’était, je crois, juste après mon arrivée en Nouvelle-Zélande, à l’été 2011. J’étais dans mon auberge de Wellington, en train de discuter avec d’autres résident.e.s du coin. Comme d’habitude dans ce genre de conversation, nous échangions à propos de nos parcours respectifs, des nos expériences passées et à venir. Et puis, il y a cette réflexion, déjà entendue à mille reprises : nous ne sommes pas comme nos ami.e.s, mariés et propriétaires, avec des enfants. Nous, nous voulons vivre, profiter et ne pas simplement exister. J’avais 29 ans lorsque je prononçais ces mots et j’y croyais fortement. Depuis, bien de l’eau a coulé sous les ponts puisque j’ai passé depuis belle lurette l’âge légal pour partir en PVT, j’ai quitté Paris, me suis quelque peu sédentarisé et, ô stupeur, je suis même devenu Papa.

Au fur et à mesure de nos croissances respectives (lui, en tout , moi, en expériences), j’ai découvert que la parentalité n’était pas un frein au voyage. Pire, j’ai même du battre en brèche mes vieux crédos élimés. Et aujourd’hui, alors que se profile un été que j’espère (un peu) voyageur, je dois l’avouer en toute honnêteté : j’aimerais pouvoir avoir son innocence, son émerveillement permanent, son absence de nuances. J’aimerais me glisser dans sa peau pour découvrir notre monde à sa façon. Et je pense même que, nous tous et toutes, nous devrions voir le Monde avec nos yeux d’enfants. Et voilà pourquoi !

L’émerveillement permanent

Ouvrons les yeux, aspirons, inspirons

Depuis qu’il est tout petit, Fils a toujours connu les joies du voyage. Dans nos bras, en écharpe, en poussette, trottinette, vélo ou voiture, il a déjà visité plus de pays à (quasiment) six ans que moi à dix-huit ans. Bien sur, il ne se souvient pas de tout. Je ne pense pas qu’il se rappelle de ses premières fois à Edimbourg, Berlin ou dans le Perche, qu’il garde mémoires des plages du Donegal ou des artères de Belfast. Cependant, il y a certaines destinations qui l’ont marqué : le Portugal, la Lituanie, New York, la Guadeloupe ou, plus récemment Arras et les terrils de Douai.

Mais ce ne sont pas ses souvenirs qui sont, à mes yeux, le plus beau. Bien sur, c’est toujours formidable d’échanger, de confronter nos impressions, de revivre par procuration au travers des photos, des instantanés. Non, ce qui me marque le plus, en tant que Père, c’est son émerveillement permanent, pour un tout ou pour un rien. Cette capacité qu’il possède à écarquiller les yeux, à s’arrêter sans prévenir, à se figer et se projeter tout entier sur un micro-détail, une scène du quotidien, j’en suis presque jaloux. J’ai déjà écrit, à ce propos, qu’il fallait absolument que nous conservions en nous, à tout âge, ce pouvoir de l’émerveillement, qu’il ne fallait jamais banaliser l’exceptionnel.

De mon côté, je m’efforce de garder des yeux d’enfants et je me force à m’arrêter pour voir. Pourtant, en dépit de ma capacité profonde à rire pour un rien et à m’enflammer, je me rends compte que j’en arrive à simplement trouver « joli » quelque chose de grandiose, que je hausse les épaules là où j’aurais écarquillé les yeux auparavant et cela m’effraie.

Aujourd’hui, je pense que nous devons aller encore plus loin et regarder le monde, lors de nos voyages, avec les yeux d’un enfant que tout étonne, impressionne, détonne. Se refuser cette joie banale, c’est renier une part intime qui ne réclame pourtant que ça. Où donc trouver ailleurs ce bonheur primitif de l’émerveillement si ce n’est en nous-même ? Oser sourire ouvertement devant une scène banale, savoir ne pas se retenir, faire sauter ses préjugés, savourer l’entière plénitude d’un instant pourtant commun : c’est banal pour mon fils et il ne tient qu’à nous que cela le soit également pour nous.

Instantanés des émerveillements filiaux

Saluer un garde de la Reine à la Tour de Londres. Jouer avec les ombres des arbres à Guimaraes. Courir main dans la main vers Coney Island, à New York. Une voiture remplie de nounours à Berlin. Des nounours encore, qui boivent des verres aux Gobelins. Une première fois dans le train, en se tenant à deux mains au dossier du siège, en regardant le paysage. S’assoir dans le cockpit d’un avion, sur le siège du pilote. Un pain au chocolat plus grand que sa main. Nourrir des moutons en Irlande, des poules dans la Somme. Caresser un poussin au Salon de l’Agriculture, tout en regardant d’autres sortir de leur coquille. Voir un volcan pour la première fois en Sicile. Sauter dans les flaques d’eau en Thiérache. Se déguiser en vendeur de frites à Arras. Des voitures de sport garées devant un hôtel. Le ciel de l’Ardèche, nuit et jour. Caresser des lapins. Se faire promener dans une carriole à vélo avec papa qui pédale. Le street-art de Gand à Abbeville en passant par le treizième arrondissement. Un faisan en bord de route. Un rapace dans le ciel de l’Aisne. Les ruines des châteaux et les bunkers de la Somme. Les tranchées de la première guerre. Les squelettes de dinosaures dans le musée d’Histoire Naturelle, à New York ou à Paris. Se déguiser en chevalier aux Pays Bas. Le vaporetto de Venise. Le musée des illusions de Vilnius et la neige qui tombe en sortant du train en Lituanie. Terribou et Terrisson à Lens.

Faire sauter les barrières

S’ouvrir, oser, tenter

Les barrières, en tant que voyageur adulte, on en trouve partout : des très formelles, telles les frontières, les portes fermées ou les interdictions de photographier et des très informelles, comme le langage, les us et coutumes ou l’étiquette. Certaines sont très faciles à lever, d’autres sont comme des poids morts qu’il vaut mieux contourner de très, très loin. Personnellement, j’ai tendance à ne pas vouloir forcer lorsque je suis confronté à ce genre de situation. Le seul cas de figure où je n’ai pas eu le choix fut en Russie, en 2010, où j’ai eu l’impression d’être revenu dix ans en arrière, lors de mon premier voyage solo en Irlande : même sentiment d’être perdu, même peur irrationnelle de faire une bêtise, même incompréhension généralisée durant les premiers jours (et il faut dire aussi que la Russie, ma foi, c’est quand même bien spécial. Très spécial, même. Dans un très bon sens, en fait et avec le recul. Mais bref, fi de disgressions).

Les enfants, eux, n’ont cure de ces barrières. Lorsqu’ils veulent communiquer, même sans connaitre le langage de l’Autre : ils communiquent. Ils s’inventent un langage à eux seuls, fait de borborygmes, de syllabes salivées et à moitié avalées, de grands gestes qui ne veulent rien et tout dire à la fois. Ils parlent par le regards, les mains, les sens. Ils courent, se chassent, se pourchassent, partagent jeux et jouets et refont l’histoire de l’amitié, aussi vieille que le monde lui-même. Ce spectacle, j’ai eu le bonheur d’en être le témoin à de nombreuses reprises : dans le métro de Londres, dans un pub d’Irlande, sur les quais de Seine. Et à chaque fois, je reste fasciné par la facilité, la fluidité de cette communication non-verbale entre deux enfants qui n’ont, en théorie, rien d’autre en commun que leur humanité pure. Que cela dure une minute, une heure ou une journée entière, dans un square perdu au fin fond des Andes, dans un musée d’Asie ou encore un bus qui traverse un continent, c’est une parenthèse de bonheur simple qui s’ouvre sous les yeux des adultes circonspect avec, en fond, cette question lancinante : pourquoi n’arrivons-nous pas, nous aussi, à faire cela ?

Peut-être que cela ne se fait pas, quand on est grand. Parce qu’on a appris la peur, la gêne, le repli sur soi. Et la honte, aussi. Parce que l’innocence enfantine a été enfoui depuis trop longtemps et qu’elle n’a prête à être ressortie là, comme ça. Pourtant, nous avons tous vécu des moments uniques, exceptionnels, simples et beaux. Ces moments où les inconnu.e.s absolus croisé.e.s ici deviennent les confident.e.s d’une nuit, les souvenirs d’une vie. Je me souviens de ces musiciens chiliens, croisés vers Atacama avec qui j’ai parlé, le dictionnaire ouvert sur les genoux et l’espagnol hésitant. Et tous ces gens qui m’ont pris sur les routes de Nouvelle-Zélande. Ces irlandais.es, dans les pubs. Cette américaine avec qui j’ai appris la politique américaine, au cœur de la nuit et d’Anchorage, en Alaska. Cette famille australienne qui n’avait jamais vu la Tour Eiffel. Ce militaire indien croisé à Cuba qui voulait savoir comment aller de Roissy à Montparnasse. Et tous les autres. Toutes les autres.

Ces barrières, en apparence solides, si les enfants n’y portent guère attention, pourquoi pas nous ? Bien plus qu’un obstacle, elles devraient être une motivation, une raison, une nécessite pour s’ouvrir, pour oser, pour tenter. S’ouvrir sur les inconnu.e.s. Oser demander, oser essayer. Tenter ce qui parait impossible.

Instantanés des Gébienfé

J’ai bien fait de… Pousser la porte de cette exposition sicilienne où je fus le seul visiteur de la journée. D’envoyer ce CV qui, contre toute logique, m’a ouvert des horizons insoupçonnés. De répondre à cette petite annonce, à ce mail, à ce SMS. De refourguer ma timidité aux orties pour aller aux soirées CouchSurfing de Wellington. De demander s’il y avait une place de libre pour le roadtrip du lendemain. De demander si tout était vraiment complet pour ce soir. D’emprunter cette déviation. De suivre la recommandation d’itinéraire de cet internaute. De lire ces conseils. De ne pas écouter les sempiternels inquiets. De ne pas trop réfléchir. De trop réfléchir. D’aller à Lens. De dire « Si tu veux passer, tu es le/la bienvenu.e ». D’accepter de traverser les USA en hiver. D’aller à Terre-Neuve, au Yukon et au Nunavik. D’avoir cru en moi. De ne pas avoir accepté certaines offres. D’avoir choisi le Portugal comme premier voyage à l’étranger avec Fils. D’avoir suivi les odeurs plutôt que les avis.

La lenteur se conjugue au pluriel

Un nécessaire ralentissement

Je l’ai déjà dit, écrit, martelé et je le répète : l’urgent ne fait pas le bonheur.
Surtout pas avec un enfant.
Surtout pas en 2021.

Être tortue, escargot ou autre. Se revendiquer de la Lenteur. Avancer un pas à la fois. Arrêter de subir. Faire une seule chose à la fois. Rejeter la vélocité. Se concentrer sur l’essentiel. Tendre vers un objectif et y aller à son rythme. Saisir les occasions d’observer, de regarder, d’admirer. Laisser courir les autres et se focaliser sur soi et le monde tel qu’il défile selon notre propre regard, notre propre conception.

Les enfants, quand ils voyagent (du moins les nôtres : je vais généraliser ici en toute conscience, faisant de notre cas particulier un ensemble) n’aiment pas aller trop vite, trop loin, trop longtemps. Ils ont un besoin vital de faire des pauses (à défaut de poses, pour mon lectorat photographe). Du coup, qui dit pause dit arrêt dit sortie dit balade, peu ou prou. Et cela réclame, dans la mesure du possible, un tantinet de préparations. Cela, nous avons vite compris, lors de notre premier voyage familial en voiture, que faire deux ou trois cents bornes avec un bébé qui pleure à l’arrière, à en tirer des larmes à des rochers, est l’équivalent d’obtenir un prêt 0% sans apport quand on est freelance : c’est juste, totalement et absolument impossible. De plus, quand ce bébé atteint un spectre auditif qui parvient (presque) à percer le tympan, telle une sirène déréglée, tous les voyants passent au rouge en mode « JAMAIS PLUS ». Même si depuis, bien des jours ont coulé dans l’encre des calendriers, le rituel pré-voyage reste le même – preuve que la leçon auditive enseignée par un truc de quelques mois a bien été apprise – puisque j’associe désormais étroitement Fils, besoin de lenteurs et vague planning à mon organisation jadis proche du néant. Je prends toujours quelques minutes en amont du départ pour repérer parcs, aires de jeux et autres spécificités locales qui permettront à mon Presksizans de se dégourdir les jambes, de gravir son Himalaya à lui et de vivre, par procuration, quelques Odyssées digne d’Ulysse.

Du JE à NOUS

C’est avec l’expérience du voyage enfantin que ces choses s’apprennent, s’enseignent. Quand je voyageais seul, en des temps antédiluviens, il m’arrivait de foncer, de faire le plus possible en le moins de temps possible. Je ressortais de ces journées fatigué, crevé, rassasié jusque ras-la-gueule, en me promettant que l’on m’y reprendrait plus. Et puis est arrivé le temps du voyage avec lui. J’avais déjà, certes, du m’adapter lorsque nous avons vadrouillé avec #DeT puis avec Pitchoune mais ce n’était pas pareil, pas exactement la même chose. Cette posture paternelle, cette charge de responsabilités qui en découle m’ont obligé à tout reconsidérer, à découvrir le voyage par les yeux d’un petit garçon. Et cette découverte, à deux, a été autant fabuleuse que salvatrice, autant une renaissance qu’un bienfait nécessaire. Il m’a rendu le goût de la simplicité, des arrêts impromptus, du besoin de catégoriser certaines urgences : oui, la propreté vaut plus que la 465ème photo du vitrail néo-gothique de Choupinou sur Lys tout comme oui, le parc avec son toboggan en spirale est au moins aussi intéressant que le musée du tire-bouchon octogonal de Brouzet-sur-Castagney. Il m’a fait prendre conscience du besoin de ralentir, d’aller à son rythme plutôt qu’au mien, d’ouvrir les yeux sur le banal qui se transforme en extraordinaire, d’aller grapiller les petits essentiels du quotidien plutôt que de les regarder passer en haussant les épaules.

Bref, il m’a obligé – insidieusement, lentement – à conjuguer mes voyages au pluriel, à passer du JE au NOUS, presque sans prévenir. Et, jour après jour, je décline cette conjugaison au gré de ce qu’il est possible de faire. Lui et moi construisons notre histoire au quotidien, pointons ensemble nos doigts sur des cartes, échafaudons des épopées de demain qui se transformeront peut-être en réalités d’après-demain. Il me dit ce dont il rêve, au gré de ses lectures, je lui confronte ce que j’ai connu et, dans ce ping-pong à mi-chemin entre songes et réalité, nous construisons des utopies, des univers, des projets autour desquels gravite, encore et encore, cette lenteur qui nous sied tant et à laquelle nous devons tant.

Être un enfant en voyage

Et si, finalement, la vérité sortait vraiment de la bouche des enfants ?

Si c’étaient eux qui avaient raison, lorsqu’ils dressent leur regard acéré sur nous et balancent une ou deux vérités dénuées d’hypocrisie, toutes droites venues de leur logique implacable ? Peut-être devrions-nous de pas rire, ne pas nous moquer et réfléchir au sens profond, véritable et premier de ce que nous entendons. En voyage, bien plus qu’autre part, je pense profondément qu’un enfant doit être écouté, consulté, relancé. S’il prend le temps de parler, s’il trouve la volonté de donner son avis, c’est pour être entendu, pas pour voir son avis foulé aux pieds, emballé, pesé et jeté.

J’ai connu, sans que cela ne soient pour autant de mauvais souvenirs a posteriori – ces choix parentaux imposés, ces visites lancinantes de musées dans des langues étrangères aux consonnances barbares. J’étais, sur le coup, profondément ennuyé, à me demander ce que je faisais là au lieu d’être au camping à jouer avec mon copain hollandais. Je devais probablement penser la même chose lorsque je devais suivre mon père dans l’une de ces interminables randonnées se finissant inlassablement sous un déluge monstrueux, après avoir fait autant de détours qu’il est humainement possible de faire. Il m’est arrivé de me lever le matin et d’espérer que le temps soit absolument infect, histoire de ne pas avoir à aller marcher là-bas, sur ce glacier situé au pied d’une montagne réellement trop pentue pour être gravie de si bonne heure. Pour autant, autant teintés de mauvaise foi que soient ces souvenirs, je dois reconnaitre aussi que j’avais mon mot à dire sur les balades : de Strasbourg à Munich, de Caen à Nantes, de Monaco à Turin en passant par Vienne, j’ai pu assouvir ma passion des visites de stade de foot. Je subissais donc avec un certain stoïcisme les passages par les musées de voiture, les discussions paternelles jusqu’au bout de la nuit avec les chef de gare autrichiens car je savais que, dans tout ça, certaines de mes volontés avaient été entendues, allaient trouver écho, se concrétiser.

De faire de mon fils un acteur réel de nos voyages, qui vit et ne subit pas, qui possède une vraie voix, entendue, écoutée et prise en compte, c’est ce que j’essaie de faire. Bien sur, pour le moment, certains de ses choix sont plutôt sujets à dubitativité de ma part (non, je ne pense pas du tout à la grande Roue de Porto, aucunement) mais quand il m’a donné la motivation nécessaire, un soir de février en Lituanie, pour monter dans ce bus en direction d’une certaine Tour de Télévision et que je lui ai dit, une fois arrivés, « Merci, c’est ton idée et tu as bien fait d’insister », j’ai vu briller la fierté dans ses yeux, j’ai vu la confirmation se dessiner sur son visage, avec cette joie enfantine qui casse la nuit et réchauffe les cœurs refroidis.

Être un enfant en voyage, c’est aussi cela : s’offrir, en tant que grand, des moments d’enfance retrouvée, des moments de joie innocente, des éclats de rire qui montent dans le ciel, de l’allégresse partagée, des mains qui se cherchent pour mieux se serrer, un baiser picoré sur une joue, un grand tourbillon de vie qui s’envole quand, à la fin, ils ne restent que les mots, les souvenirs et la beauté.

      1. J’ai eu mes garçons sur le tard, j’avais des voyages à faire avant moi aussi. C’est ce que je croyais… pour autant dès qu’ils sont nés, on a continué à voyager. Et oui, ils nous ont ouvert les yeux sur le monde différemment, nous ont fait retomber en enfance avec délice. Surtout, ils nous ont permis des rencontres que nous n’aurions pas faites comme dans ce village perdu du nord canadien ou au fin fond des souks au Maroc. Ça n’a jamais été un frein. Bien au contraire. C’est une très belle expérience

        1. Renée,

          Il reste toujours des voyages à faire mais j’ai eu la chance de pouvoir vivre quelques belles expériences avant de devenir parent. Je n’ai aucun regret jusqu’à présent et je plussoie plus que de raison les rencontres permises par le voyage à deux (trois, quatre…) : que du bonheur !

      2. Lorsque j’étais enceinte, Nico avait demandé à ma mère ce que ça faisait de voir sa fille enceinte. C’est également l’image qu’elle avait été évoquée: celle de poupées russes emboitées…

        1. Oh, une Mumu (toujours détentrice historique d’un Derrick d’Or d’ailleurs) !

          Je l’adore cette image des poupées russes. Je vais vraiment m’en servir tantôt, elle est si parlante…

  1. Once Upon a Dad 🙂

    J’ai commencé à voyager quand ma fille avait 10 ans, avant on partait en vacances. (Vacances était synonyme de plage, glaces, et balades le long du Golf du Morbihan)

    C’est elle, mais aussi des échanges avec ma maman lors de son séjour en soin palliatif, qui m’ont poussé hors de ma zone de confort des vacances copiés/collés d’années en années.

    Je ne sais pas comment l’exprimer, mais dans mon entourage je croise beaucoup de personnes blasées, formatées. Souvent je me dis qu’ils ont perdu leur âme d’enfant, et ne savent plus apprécier les choses simples que nous offre la vie autour de nous.

    Comme tu le dis si bien : « il fallait absolument que nous conservions en nous, à tout âge, ce pouvoir de l’émerveillement »

  2. Nous connaissons une collectionneuse de matriochkas….cela m’interroge !
    Comprenne qui pourra !
    Merci pour les stades de foot !
    Félicitations pour la prose en progrès permanent que j’ai plaisir à offrir !
    Der Opa

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